La situation concernant les annexes 8 et 10 est très préoccupante, le MEDEF n'ayant comme intention (en y apportant des retouches ridicules) que de maintenir le protocole du 26 juin.

Alors que toutes les études, de quelque "bord" que ce soit démontrent, non seulement son iniquité, mais aussi qu'il coûte plus cher à l'ASSEDIC que le système précédent, alors qu'une grande majorité de députés et sénateurs apportent leur appui à la renégociation et au changement radical de système, il semble que le patronat ne soit pas disposé à bouger d'un iota sa position. Il s'agit donc, je ne vous apprends rien, d'une volonté de faire disparaître le plus vite possible le système d'assurance chômage des intermittents ou de le garder mais vidé de tout bénéficiaire.

L'actuel ministre de la culture par son écoute, sa "compréhension" de nos inquiétudes, et surtout par ses engagements non tenus à l'heure actuelle a réussi à endormir une grande partie de la profession; certains parmi nous pensent peut-être aussi qu'ils vont s'en sortir et que le "boulet" passera à côté d'eux sans les toucher. Tout ceci conduit à une démobilisation grave pour l'avenir de tous. Pour peu que l'on se penche sur la question il semble évident qu'à plus ou moins long terme personne ne sera épargné. On ne s'en sortira pas tout seul(e).

Il est fondamental de créer à nouveau un rapport de force face aux attaques du MEDEF et à la complicité de certains syndicats qui prétendent nous représenter. Il faut absolument se maintenir informés (par exemple sur le site de la coordination www.cip-idf.org) et s'engager PHYSIQUEMENT dans la lutte pour la sauvegarde de ce qui nous permet d'exercer nos métiers et nos arts dans desconditions qui resteront, même en cas d'abrogation du protocole du 26 juin, souvent difficiles. Faire passer des mail appelant aux manifs peut donner l'impression qu'on fait quelque chose, mais seule notre PRESENCE REELLE aux manifs, aux assemblée générales, sera un moyen de pression efficace.